TOUT VA BIEN

Lors de mes lectures quotidiennes dans la Bible, j’ai découvert trois mots « TOUT VA BIEN ». Ils ont été prononcés par une femme extraordinaire. La bible parle peu d’elle et on ne connaît pas son nom. Mais j’ai trouvé son histoire incroyable et ce courage et cette foi dans ses moments difficiles de pouvoir dire cette expression alors que rien allait. Son histoire m’a beaucoup encouragée, inspirée quand moi-même je passais par des moments compliquées. Je me disais : ah Seigneur voilà l’attitude que je veux avoir face à mes épreuves !!

Vois tu de qui je veux parler ? Connais-tu son histoire ?

Je t’invite à lire cette histoire inspirante dans : 2 rois 4 versets 8 à 37

CONTEXTE :

Le texte parle d’une femme de distinction, riche une sunamite (habitante de Sunem) qui recevait régulièrement le prophète Elisée jusqu’à lui préparer une chambre haute où il pouvait se reposer lors de ses passages dans la région.

Le prophète touché par son hospitalité, voulait la bénir. Il a déclaré sur sa vie qu’elle aurait un enfant alors qu’elle n’arrivait pas à en avoir, son mari était déjà âgé et elle n’espérait plus.

L’enfant a grandi, et un jour alors qu’il accompagnait son père dans les champs il se plaint des maux de tête. Son père demande à son serviteur de le ramener à sa mère. Le voyant pas bien, elle l’a pris dans ses bras pendant des heures puis il mourut. Quel choc !, quel tristesse! quelle détresse !

Quelle a été l’attitude de la mère ?

La mère prit l’enfant et le monta dans la chambre haute et le coucha. Elle quitte la pièce et ferma la porte sur lui. (verset 21)

  • Observation :
  • 1 – La mère n’a pas déposé son fils dans sa chambre ou dans une autre pièce mais dans la chambre haute, la pièce où l’homme de Dieu vient se reposer, prier, se mettre à part pour entendre Dieu
  • 2 – elle n’est pas restée à pleurer sur son fils, elle a quitté la chambre et a fermé la porte,

Elle aurait pu rester pleurer, crier sur le corps inerte de son fils, son unique, mais elle avait tout autre chose en tête… Elle ne dit rien à son mari, lui demandant simplement de mettre à sa disposition une ânesse et un serviteur pour aller à la rencontre du prophète Elisée sur la montagne du Carmel (verset 22) qui se trouve à environ une quarantaine de Kms selon les commentaires bibliques.

Le mari s’inquiète de toute cette agitation et ne comprend pas pourquoi elle veut absolument aller à la rencontre du prophète. (verset 23)

Mais que dit-elle à son mari ? elle aurait pu lui avouer que leur fils est mort, elle aurait pu pleurer dans ses bras, se plaindre, mais non ! elle a répondu :

TOUT VA BIEN

ou dans d’autres versions (parole de vie et français courant) : NE T’INQUIETE PAS ou en hébreu SHALOM (paix, quiétude, tranquillité),

Comment peut-elle dire cela dans de telles circonstances ? Elle savait ce qu’elle faisait, ce qui se passait, et où elle allait. Elle savait où chercher du secours.

Comment pouvoir dire une telle chose dans une telle situation ; Perdre un enfant ce n’est pas rien!!!!!

Mais quelle attitude, quelle paix, quelle sérénité!!!. Elle est restée silencieuse face à son mari concernant l’évènement qui venait de se passer. Elle ne s’est pas réfugiée dans l’apitoiement, dans les cris et les larmes. Elle aurait pu le faire, c’était légitime, difficile de ne pas le faire humainement parlant.

Face à nos situations difficiles parfois insurmontables, nous aussi nous avons tendance à nous réfugier dans l’apitoiement, dans les cris les larmes, les yeux fixés sur nos situations nos circonstances. Je dirai que c’est humain!!

Dieu nous appelle à regarder vers lui, à lever les yeux vers la montagne car c’est là que se trouve son secours.

Je lève les yeux vers la montagne d’où me viendra le secours ; le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre

Psaumes 121.1 et 2

Elle a fermé la porte sur son enfant mort pour aller à la rencontre du prophète. Elle est allée chercher du secours et rien ne devait l’arrêter jusqu’à ce qu’elle puisse se présenter devant le prophète Elisée. Elle a fait des kilomètres pour rencontrer l’homme de Dieu au mont Carmel. Elle ne voulait pas rentrer chez elle sans être accompagné du prophète, Elle attendait une intervention de celui-ci pour réveiller son fils, son unique.

Et nous, fermons-nous la porte sur nos problèmes, détournons-nous nos regards de nos situations difficiles et insurmontables pour aller à la rencontre de notre Père et chercher son secours, sa présence ? Nous avons accès auprès du Père en tout temps et en toute circonstance 24h/24, 7 jours sur 7.

Elle s’empresse de partir et rien ne l’arrête sur son chemin, pas même la distance. Quand elle finit par apercevoir le serviteur d’Elisée qui vient à sa rencontre pour s’enquérir des nouvelles, si tout allait bien, elle ne lui révèle rien, lui dit que tout va bien mais insiste pour voir le prophète absolument. Une fois arrivée devant lui, elle lui fait part de sa tristesse, de la mort de son enfant.

La foi de la sunamite porte ses fruits

Le prophète envoie en hâte son serviteur voir l’enfant couché sur le lit et mettre le bâton sur le visage de l’enfant, mais rien ne se passe. Le prophète se rendit avec la mère voir l’enfant sans vie, monta dans la chambre, ferma la porte derrière eux et pria l’Eternel. il mit son corps contre le corps de l’enfant, il prit de sa vie pour mettre sa vie dans l’enfant, comme Jésus nous a donné sa vie. L’enfant reprit vie, il ressuscita. (versets 32 à 37) Gloire à Dieu !!!

Qui ne passe pas par des moments difficiles, des moments de crise, je veux nous encourager à garder les yeux fixés sur Dieu qui est notre secours, notre forteresse. Avec lui nous avons rien à craindre quand l’orage gronde car il fait taire la tempête. Gardons foi en les promesses de Dieu, de guérison de restauration. Et pourquoi pas apprendre aussi à dire tout va bien quand tout va mal puisque notre regard est tourné vers Christ.

Soyez encouragés.


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