Les vacances se sont terminées, peut être déjà loin pour certains et la rentrée des classes, la reprise du travail a commencé avec les premiers jours de septembre. Comment s’est passé votre rentrée alors?
Qui dit rentrée, dit nouvelle organisation, nouvelle école, nouveau logement suite à un déménagement, nouveau boulot, nouvelles fonctions. Tout cela engendre du stress, de l’angoisse et des inquiétudes. Franchement, qui aime le changement, qui aime bouleverser sers habitudes pour en reprendre de nouvelles ?
Faire face aux défis qui nous attendent à la rentrée crée en nous des crises. Si je prends l’exemple d’un enfant de trois ans qui va rentrer à l’école maternelle pour son 1er jour, il est content jusqu’au moment où il se trouve devant la classe face à ses camarades et sa nouvelle maîtresse. Là, il va se mettre à pleurer pour plusieurs minutes, ou plusieurs heures et pour certains enfants plusieurs jours. Eh oui pas facile de vivre ce changement inévitable car cela fait partie de son évolution.
Chaque âge traverse ses crises, l’enfant, l’adolescent, le jeune adulte, à 30 ans, à 40 ans, à 50 ans etc…
Denis Morissette, un pasteur, conférencier psychothérapeute canadien, dira : « il n’y a pas de ce changement sans crise. Toute crise est suivi de changement que l’évolution soit positive ou négative. Tout évènement tel que mariage, naissance, déménagement, décès, promotion, changement de travail etc.. peuvent provoquer des facteurs stressants mais ce sont des opportunités, des défis à relever. Nous ne devons pas avoir peur d’appréhender ces nouvelles opportunités mais nous devons s’en remettre à notre Dieu et lui faire confiance. »
Heureux l’homme qui fait confiance à Dieu (Ps 40-5)
Quels sont les défis que tu as à relever à la rentrée ? Ces prochains mois ?
Quels changements as-tu besoin d’opérer dans ta vie ? Sur le plan
personnel
familial
professionnel
spirituel
Relever les défis nous conduit toujours à sortir de notre zone de confort pour amorcer ces changements.
Relever des défis, nous conduit à sortir de notre zone de confort pour amorcer des changements dans notre vie.
Pour ma part, la reprise du travail sonne avec réorganisation du service avec une promotion, plus de responsabilités notamment l’encadrement de personnels. C’est une belle opportunité!! Merci Seigneur car je l’attendais depuis longtemps. Mais je sais aussi que la reprise va aussi générer du stress, de l’angoisse dans l’appréhension de ces nouvelles fonctions même si le service je le connais bien aussi. Il faut gérer les nouveaux dossiers, les collaborateurs, prendre de nouvelles habitudes, un nouveau fonctionnement. Je crains que tout cela génère en moi un bouleversement, une crise, « un chamboule tout ». Mais je lève les yeux vers la montagne d’où me viendra le secours, le secours me vient de l’Eternel (Psaume 121-1-2)
J’ai confiance en mon Seigneur le long du chemin, j’ai confiance en mon Seigneur qui me tient la main, à travers ces prochaines journées, il m’assure de sa paix, il me conduira dans chaque activité, dans chaque décision, je n’ai pas à m’inquiéter même si l’orage gronde, même si le vent se lève.
Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de mettre votre confiance dans les hommes (Psaumes 118-8)
Je veux te laisser cet encouragement : Décharge toi de ton fardeau, remet au Seigneur tes activités, les changements que tu vas être amenés à faire ces prochaines semaines, ces prochains mois. Garde sa paix, fais lui confiance pour t’aider à traverser ces crises. Il saura te conduire sur le bon chemin, il te donnera sa stratégie pour relever ces défis.
Dieu est pour toi un refuge, un appui , un secours qui ne manque pas dans la détresse. C’est pourquoi tu es nous sans crainte quand la terre est bouleversée et que les montagnes chancellent au cœur des mers.Psaumes 46 : 2-3
Fortifie toi et prend courage !!!
Philippiens 4-13 : Je puis tout par celui qui me fortifie.
Je souhaite une excellente rentrée aux petits et aux grands !!
Dieu guérit ceux qui ont le cœur brisé et il panse leurs blessures
Psaumes 147-3
Chaque fois que je lisais ce verset, je retenais essentiellement que Dieu guérissait le cœur brisé jusqu’au jour où je me suis attardée sur le fait qu’il panse les blessures, il apporte des soins. C’est une étape indispensable à la guérison d’un cœur brisé.
Une blessure ne peut se cicatriser correctement sans soin.
Dieu n’a pas oublié cette étape importante, il prend soin des blessures béantes, profondes, douloureuses, les blessures intérieures, silencieuses. Celles-ci sont souvent cachées par de faux semblants, par un masque, un tas de maquillage, mais la douleur est là intacte. Tu as beau la refouler, elle viendra toujours frapper à ta porte pour te dire « coucou je suis là ».
Les blessures ne se referment jamais. Cependant les désinfecter avec de la compréhension, tendrement les panser avec de la douceur et les laisser cicatriser avec de la patience sont les clés d’un cœur nouvellement prêt à aimer.
Si tu veux que le Seigneur puisse apporter les soins nécessaires à tes blessures, apporte les, dépose les à ses pied, décharge ton fardeau sur lui.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis car lui-même prend soin de vous (1 Pierre 5-7)
Je sais que ce n’est pas facile de livrer ce que l’on a gardé depuis longtemps au plus profond de soi-même. En confiant au Seigneur ses blessures, on peut se sentir un peu plus vulnérable sur le moment mais Dieu dans sa grâce, nous porte dans ses bras d’amour.
Dieu dit : je panse tes blessures en d’autres termes, j’apporte un soin à ta plaie. Dans d’autres versions, c’est traduit : Dieu bande ta plaie. il met un bandage sur ta plaie. Dieu traite les blessures en entreprenant un travail avec nous et en nous. Mais est-ce que nous voulons laisser Dieu mettre un pansement sur nos blessures ?
Je n’ai pas vu de blessures guérir en un jour, mais en un temps plus ou moins long. Lorsqu’un enfant se fait un bobo en tombant, par exemple une éraflure sur les jambes, il faut tout un processus : une désinfection de la plaie, passer un baume et mettre un pansement et recommencer jusqu’à la cicatrisation. le parent use d’amour, de compassion, de patience jusqu’à ce qu’il guérisse. Dieu fait la même chose avec nos blessures.
Dessin réalisé par Emmanuelle G.
Le soin jusqu’à la cicatrisation des blessures intérieures passent souvent par la pose de mots pour panser ses maux. C’est un exercice pas facile, de longue haleine tant la blessure est profonde.
Poser des mots sur nos maux fait partie des soins et contribue à la guérison
Comme le montre ce dessin fait par une amie Emmanuelle G, la main de Dieu passe un baume d’amour sur la plaie, il la nettoie, il apporte un soin avec amour, compréhension, compassion, patience. Il panse la plaie, il met un bandage et il recommence le processus jusqu’à l’apparition de la cicatrisation. Au fil du temps la cicatrisation n’est plus douloureuse, elle reste présente mais le temps finit par l’estomper, elle ne disparaît pas mais elle fait en sorte de se faire oublier. A la fin du processus, le cœur est cicatrisé et il reprend vie, il est guéri!! AMEN ALLELUIA!!
Cependant, je vais lui donner la guérison et la santé. Je les guérirai et je leur ouvrirai une source abondante de paix et de vérité
Jérémie 33-6
Mon expérience m’a apprise que panser les blessures jusqu’à la guérison nécessite plusieurs processus qu’il nous faut traverser, ils ne sont pas facile à vivre, la douleur est présente mais ces processus apportent la libération du coeur, la paix :
. processus de deuil
. processus de pardon
. processus pour retrouver son identité en Christ et son estime de soi
Aujourd’hui, après presque 10 ans, je peux dire merci Seigneur car mes blessures intérieures ont été soignées et maintenant cicatrisées, guéries. Le parcours n’a pas été simple et sans douleur. Les larmes ont séché, le cœur s’est adouci, il est rempli d’une joie, d’une paix, d’amour que seul Dieu peut donner. En Lui, je vis et mon âme est transformée de l’intérieur et je m’attends à lui chaque jour pour mes lendemains car il est ma force, mon rocher, ma forteresse en qui je me confie, je m’appuie.
Je veux t’encourager à laisser la main puissante du Seigneur se poser sur tes blessures, apporter un soin, les panser, te libérer et te restaurer. Cesse de vouloir les cacher par de faux-semblants. Abandonne lui tes souffrances. Laisse l’amour de Dieu restaurer la joie et la paix dans ton cœur. La vie qu’il a en réserve pour toi est une vie abondante. Son amour n’a pas de prix face à la rancœur qui détruit ton âme.
Dans mon dernier article intitulé « un jour, un rêve, un projet », je vous parlais des rêves, des projets que Dieu peut mettre sur notre cœur, des différentes étapes par lesquelles il nous faut passer pour en voir la réalisation. Dans ce nouvel article, je vous partage quelques clés que j’ai retenues d’un livre qui s’intitule « Vision pour un projet divin » de Steve FINN.
Dieu avait utilisé son père pour planter une semence en lui qui est restée en sommeil pendant des années avant d’éclore au moment opportun.
Tout commence par une semence divine qui est plantée au fonds de notre cœur et qui prend forme et grandit progressivement. Cette semence est différente d’une ambition personnelle. On peut ne pas la comprendre tout de suite.
Steve FINN raconte dans ce livre comment la graine, qui a été plantée dans son cœur très jeune, avant la mort de son père, est devenue une réalité. Son père avait un rêve avec son fils de créer un foyer d’accueil pour jeunes garçons en difficulté. Il explique que Dieu l’a conduit durant toutes ces années, plus de trente ans dans ce cheminement, ce processus pour arriver à l’existence de ce foyer. Sur son parcours, Dieu a placé des personnes spécifiques pour le soutenir dans la vision qu’il avait reçue.
1ère clé : La vision, le rêve que Dieu a pour chacun de nous est étroitement lié à l’évangile, et à l’avancement de son royaume. Ce que Dieu met sur notre cœur ne tourne pas autour de notre petite personne mais elle nous amène à nous tourner vers les autres.
2ème clé : Dieu prend soin de cette semence. Elle doit grandir et se développer en nous. Elle doit prendre forme, porter ses fruits. Dieu l’arrose jusqu’à maturité. Nous devons en comprendre le sens, chercher quels sont les outils, les compétences.
En tant que policier, l’auteur, Steve FINN a été amené à être au contact des jeunes en difficulté. Il prenait conscience des problématiques auxquels ces jeunes étaient confrontés.
3ème clé : C’est Dieu qui plante une semence, il sait combien de temps il faudra avant qu’elle ne soit productive. Le temps peut être plus ou moins long. Dieu fortifie le cœur de celui qui a reçu cette semence pour porter du fruit. La vision a besoin de se développer petit à petit dans le cœur. Il faut passer par un processus de patience et de maturité.
Après quelques années en tant que policier, Steve FINN a été promu dans une unité qui s’occupe des crimes dans la rue, ce qui lui a permis de voir les effets dévastateurs dans la vie des jeunes qui ont grandi sans présence paternelle. Ce fut une révélation pour lui qui l’a conforté dans la vision qui l’avait reçue. Quelques années après, il a quitté son métier de policier et il est devenu avec son épouse parents d’accueil dans un foyer pour enfants, étape qui l’amènera un peu plus près de sa vision. Ils se sont occupés de 7 enfants.
Cette nouvelle étape en tant que parents d’accueil les ont amenés à se former à l’approche des enfants en difficulté, à développer des compétences pour la gestion d’une structure etc…
4ème clé : Nous devons acquérir de nouvelles aptitudes pour exercer notre ministère, le plan divin. Dieu nous donne des qualifications spirituelles telles que son Esprit, son Intelligence mais aussi des talents nécessaires à la réalisation du projet. Souvent il nous faudra probablement entamer une formation dans le domaine lié à notre vision.
5ème clé : Le projet évolue d’étape en étape. Chaque étape demande une maturité. L’enfant grandit, mature pour devenir des années après un adulte. Nous devons passer par un processus d’affinage jusqu’au renouvellement de l’intelligence. Nous ne sommes pas exempts de difficultés bien au contraire, nous serons confrontés à des problèmes les plus improbables. C’est pour cela que nous devons garder nos yeux constamment vers lui et nul autre ailleurs.
6ème clé : Quand Dieu nous donne une vision, quand il dépose une semence dans notre cœur pour accomplir quoi que ce soit pour son royaume, au moment opportun, il suscitera des personnes qui confirmeront notre décision, valideront notre appel. A l’inverse d’autres s’opposeront à notre vision. Il est important de s’entourer des personnes qui nous donneront de bons conseils selon Dieu.
7ème clé : Pour atteindre notre plein potentiel spirituel, nous devons nous appliquer à certaines disciplines spirituelles telles que la prière pour apprendre à dépendre de Dieu. La vision de Dieu nous enseigne la patience. Il faut savoir patienter avant de voir le projet éclore. C’est Dieu seul qui agit en nous. Il convient de ne pas aller plus vite que la musique, au risque de louper un épisode. Agir dans la précipitation mène souvent à l’échec du projet.
8ème clé : S’engager dans un projet divin requiert inévitablement de la persévérance pour faire face aux difficultés, aux oppositions. Nous ne pouvons pas nous engager dans un projet divin par nos propres forces, la fatigue, le découragement se trouveront sur notre chemin. Aussi nous avons besoin constamment du soutien du Saint-Esprit et de la grâce de Dieu. Une tour ne se construit pas en un jour.
Quelques obstacles et oppositions que nous pouvons rencontrer :
nature impatiente
le manque de confort et d’argent
la peur, le doute, l’incrédulité
9ème clé : S’engager dans le projet divin requiert sagesse et humilité. Nous devons oser demander conseil et direction. L’humilité est la première étape vers la sagesse. Etre à l’écoute du Saint-Esprit qui nous conduit à chaque étape et nous aide à la prise de décisions. Le Saint-Esprit est capable de nous révéler ce que nous ne comprenons pas.
L’auteur Steve FINN a quitté son travail de parent d’accueil pour partir en Virginie afin de réaliser sa vision, la construction d’un ranch pour accueillir les jeunes en difficulté. Le projet a vu le jour après plusieurs mois de prières, cherchant la face de Dieu car il nécessitait des autorisations de l’Etat, des moyens financiers importants. Dieu a permis qu’il soit entouré de personnes qui les soutenaient dans la prière, financièrement et des bénévoles qui les aidaient à la construction de leur structure.
Qu’est-ce que Dieu a mis sur ton cœur, quel est son projet divin pour ta vie ? Ose avec foi, audace et persévérance à mettre en place ton projet, même s’il prend des jours, des mois, des années. Je prie que ces clés t’aident à appréhender ce que le Seigneur a préparé pour ta vie. Dieu ne fait que des choses grandes et extraordinaires.
Un rêve, c’est comme une destination, tant qu’on n’écrit pas son itinéraire, il nous sera difficile d’arriver au but
Oses-tu faire des rêves ? Quels sont tes rêves ?
Quels sont les projets que Dieu a mis sur ton cœur ? Peut-être qu’aujourd’hui ils te semblent invraisemblables, impossibles à mettre en œuvre selon ta perception ? C’est pour cela certainement que tu ne donnes pas suite à tes rêves.
Avant de le rejeter complètement parce qu’il te semble trop grand voire impossible faute de moyens, écris ton rêve, ton projet à l’état brut comme tu le perçois. En l’écrivant tu poses la première action, tu y verras plus clair et tu pourras entrevoir les différentes étapes pour arriver à sa finalité, à sa réalisation.
Jérémie 30.2 : Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites
Souvent le rêve est flou, d’où l’importance de l’écrire, avec le plus de détails même si tu n’en comprends pas tout, le laisser mûrir afin de découvrir d’autres précisions, de quelle manière s’y prendre, à quel endroit réaliser le rêve etc., avec quels moyens matériels, financiers, humains ?
Parfois, il y a des choses qui brûlent en nous, des paroles, des images, des rêves que l’on n’ose pas parler tellement ils sont grands à nos yeux.
Un projet ne se réalise pas en un clin d’œil ou un claquement de doigts même s’il vient de Dieu. Il faut qu’il germe, qu’il grandisse en nous, et que notre vie en soit imprégnée. Il nous faut comprendre, discerner ce que Dieu a mis sur notre cœur avant de rentrer dans les détails et de nous lancer dans sa réalisation.
Écris, chaque détail de ton projet c’est important. Dieu ne nous montre pas tout d’un seul coup, il nous faut plusieurs conversations avec lui. Si tu n’écris pas comment veux tu te souvenir de ce que le Seigneur a déposé en toi pour définir, préciser comprendre le projet.
Proverbes 16-9 : L’être humain élabore des plans, le Seigneur en dirige la réalisation
Une fois que tu as écris au fur et à mesure ton rêve, ton projet il te faut le mettre en prière, passer du temps dans la communion avec le Père.
Prends le temps de placer toutes tes actions dans la prière, recommande ton sort à l’Éternel pour connaître la stratégie et le timing de Dieu. Ce n’est pas parce que tu as reçu un projet sur ton cœur que tu dois te lancer immédiatement. Tu dois en connaître les étapes de ton projet, comment le réaliser et dans quel temps il verra le jour. Il est inutile de brûler les étapes car ton projet n’arrivera pas à son terme.
Proverbes 16-3 : Expose ton activité au Seigneur et tu réaliseras tes projets
Les projets de Dieu vont au-delà de ce que l’on peut imaginer. Il ne concerne pas seulement notre vie mais ils impactent la vie d’un grand nombre. Aussi, je deviens un instrument entre les mains du Seigneur.
Joseph a fait un rêve, il lui fallu plusieurs années avant d’en avoir toute la compréhension et de voir sa réalisation. Son rêve ne lui dévoilait qu’une partie de ce que Dieu voulait faire dans sa vie. Il n’avait pas connaissance de l’impact qu’il aurait dans la vie des égyptiens et de sa famille, il ne connaissait pas non plus le rôle important que Dieu lui réservait. Il était loin de penser qu’un jour il deviendrait Gouverneur.
Je veux t’encourager à ne pas renoncer aux rêves que tu as reçus, aux projets qui sont sur ton cœur et qui te semblent trop grands pour toi.
Combien de fois ai-je entendu : » j’ai un rêve, un projet pour Dieu mais je n’ai pas les sous pour le financer, alors il reste au stade de rêve ». Je veux te dire que si ce projet vient de Dieu alors il te donnera la provision financière nécessaire, les moyens humains, les capacités intellectuelles et manuelles pour sa réalisation. Je crois que par la foi il faut poser des actes, un à la fois et commencer avec les moyens en notre possession. Dieu est un Dieu extraordinaire, tout lui appartient et sous son contrôle. Si c’est de Dieu, rien ne s’opposera à sa réalisation même si cela prend du temps voir des années. Souvent nous voulons que tout aille vite et bien fait, mais ce n’est pas la réalité.
Dans mon prochain article, je te parlerai d’un livre « vision pour un projet divin » qui démontre comment l’auteur a pu réaliser le rêve que le Seigneur avait mis sur son cœur très jeune.
La croissance fait partie de la vie, c’est un processus : tu nais bébé de quelques kilos et tu passes plusieurs étapes de transformation pour devenir adulte. Tu passes du petit lait aux aliments solides, des bras à la marche autonome, des pleurs à la parole pour t’exprimer et après tu traverses l’âge enfant, adolescent, puis adulte en terminant par la vieillesse.
La croissance spirituelle passe aussi par un processus de transformation, le fait de naître de nouveau, d’eau et d’esprit. Nous passons d’un bébé spirituel à l’état d’homme fait, mature. Il y a bien des étapes aussi à traverser avec parfois des conflits intérieures liés à notre chair (dualité entre la chair et l’esprit).
1 Thessaloniciens 4.1 : Au reste frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et que c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès.
Dieu nous appelle à grandir dans la foi, à marcher de progrès en progrès, d’étapes en étapes, et ne pas de stagner. La vie chrétienne est une marche continuelle qui demande d’avancer progressivement et de grandir. Il nous faut passer par le renouvellement de l’intelligence, renoncer à soi-même pour suivre et être le disciple de Jésus, passé du petit lait pour bébé à l’alimentation solide.
Colossiens 3-10 : Vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance conformément à l’image de celui qui l’a créé.
Avez-vous déjà vu un bébé rester à l’état bébé toute sa vie ? NON!! Son corps est en constante évolution d’âge en âge.
La foi naît lorsque l’on découvre l’amour de Dieu puis on décide de l’accepter comme Seigneur et sauveur. Elle est comme un muscle qui se développe, si tu ne fais pas d’exercice ton muscle s’atrophiera. La foi s’exerce et grandit tout au long de notre marche spirituelle, elle est active.
Hébreu 11-6 : Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu
On ne peut pas vivre et devenir ce que Dieu veut pour nous, ses plans, ses bénédictions, sans la foi : Je dois grandir spirituellement, je dois développer ma foi.
Hébreux 5-12 à 14 : Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice, car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Jésus a appelé des personnes à le suivre, comme Jean, Simon et d’autres. Il a fait d’eux des disciples puis pour certains des apôtres. Ils ont marché avec lui pendant ses 3 années de ministère. Ils ont été enseignés, fortifiés, équipés pour pouvoir prendre la suite de Jésus et continuer son ministère, à prêcher la bonne nouvelle et faire d’autres disciples.
Jésus les a amené à croître, à grandir, à ses côtés dans l’enseignement de sa parole, dans la foi. Ils avaient besoin de comprendre certaines choses, que leurs pensées soient transformées. Ce qu’ils allaient vivre avec Jésus, n’avait rien de comparable avec leur vie d’avant, leur vie séculière. Ils ont été transformés jusqu’à recevoir le baptême de l’esprit sans lequel il n’aurait pas pu entreprendre leur ministère après le départ de Jésus.
1 corinthiens 13.11 : Lorsque j’étais enfant, je parlais, pensais comme un enfant mais une fois devenu adulte, j’ai abandonné tout ce qui est propre à l’enfant.
Plus tu apprends à t’approcher du Père pour mieux le connaître, plus tu grandiras sur le chemin de la foi afin de devenir cet arbre qui porte des fruits en abondance en sa saison. Même l’arbre connaît une saison pour être élagué afin d’être encore plus beau, plus fort pour porter plus de feuilles, plus de fruits, des fruits de qualité. L’arbre ne devient pas grand, ni centenaire en un jour. il grandit, se bonifie jusqu’à devenir centenaire.
Ne reste pas à l’état bébé spirituel, au lait mais devient cet adulte spirituel que le Seigneur veut que tu sois. Il veut t’amener plus loin afin de te montrer les choses qui te sont encore cachées, sa réalité spirituelle, son surnaturel.
CELUI QUI CROIT EN JESUS PROGRESSE SUR LE CHEMIN DE LA VERITE ET DE LA VIE
Lors de mes lectures quotidiennes dans la Bible, j’ai découvert trois mots « TOUT VA BIEN ». Ils ont été prononcés par une femme extraordinaire. La bible parle peu d’elle et on ne connaît pas son nom. Mais j’ai trouvé son histoire incroyable et ce courage et cette foi dans ses moments difficiles de pouvoir dire cette expression alors que rien allait. Son histoire m’a beaucoup encouragée, inspirée quand moi-même je passais par des moments compliquées. Je me disais : ah Seigneur voilà l’attitude que je veux avoir face à mes épreuves !!
Vois tu de qui je veux parler ? Connais-tu son histoire ?
Je t’invite à lire cette histoire inspirante dans : 2 rois 4 versets 8 à 37
CONTEXTE :
Le texte parle d’une femme de distinction, riche une sunamite (habitante de Sunem) qui recevait régulièrement le prophète Elisée jusqu’à lui préparer une chambre haute où il pouvait se reposer lors de ses passages dans la région.
Le prophète touché par son hospitalité, voulait la bénir. Il a déclaré sur sa vie qu’elle aurait un enfant alors qu’elle n’arrivait pas à en avoir, son mari était déjà âgé et elle n’espérait plus.
L’enfant a grandi, et un jour alors qu’il accompagnait son père dans les champs il se plaint des maux de tête. Son père demande à son serviteur de le ramener à sa mère. Le voyant pas bien, elle l’a pris dans ses bras pendant des heures puis il mourut. Quel choc !, quel tristesse! quelle détresse !
Quelle a été l’attitude de la mère ?
La mère prit l’enfant et le monta dans la chambre haute et le coucha. Elle quitte la pièce et ferma la porte sur lui. (verset 21)
Observation :
1 – La mère n’a pas déposé son fils dans sa chambre ou dans une autre pièce mais dans la chambre haute, la pièce où l’homme de Dieu vient se reposer, prier, se mettre à part pour entendre Dieu
2 – elle n’est pas restée à pleurer sur son fils, elle a quitté la chambre et a fermé la porte,
Elle aurait pu rester pleurer, crier sur le corps inerte de son fils, son unique, mais elle avait tout autre chose en tête… Elle ne dit rien à son mari, lui demandant simplement de mettre à sa disposition une ânesse et un serviteur pour aller à la rencontre du prophète Elisée sur la montagne du Carmel (verset 22) qui se trouve à environ une quarantaine de Kms selon les commentaires bibliques.
Le mari s’inquiète de toute cette agitation et ne comprend pas pourquoi elle veut absolument aller à la rencontre du prophète. (verset 23)
Mais que dit-elle à son mari ? elle aurait pu lui avouer que leur fils est mort, elle aurait pu pleurer dans ses bras, se plaindre, mais non ! elle a répondu :
TOUT VA BIEN
ou dans d’autres versions (parole de vie et français courant) : NE T’INQUIETE PAS ou en hébreu SHALOM (paix, quiétude, tranquillité),
Comment peut-elle dire cela dans de telles circonstances ? Elle savait ce qu’elle faisait, ce qui se passait, et où elle allait. Elle savait où chercher du secours.
Comment pouvoir dire une telle chose dans une telle situation ; Perdre un enfant ce n’est pas rien!!!!!
Mais quelle attitude, quelle paix, quelle sérénité!!!. Elle est restée silencieuse face à son mari concernant l’évènement qui venait de se passer. Elle ne s’est pas réfugiée dans l’apitoiement, dans les cris et les larmes. Elle aurait pu le faire, c’était légitime, difficile de ne pas le faire humainement parlant.
Face à nos situations difficiles parfois insurmontables, nous aussi nous avons tendance à nous réfugier dans l’apitoiement, dans les cris les larmes, les yeux fixés sur nos situations nos circonstances. Je dirai que c’est humain!!
Dieu nous appelle à regarder vers lui, à lever les yeux vers la montagne car c’est là que se trouve son secours.
Je lève les yeux vers la montagne d’où me viendra le secours ; le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre
Psaumes 121.1 et 2
Elle a fermé la porte sur son enfant mort pour aller à la rencontre du prophète. Elle est allée chercher du secours et rien ne devait l’arrêter jusqu’à ce qu’elle puisse se présenter devant le prophète Elisée. Elle a fait des kilomètres pour rencontrer l’homme de Dieu au mont Carmel. Elle ne voulait pas rentrer chez elle sans être accompagné du prophète, Elle attendait une intervention de celui-ci pour réveiller son fils, son unique.
Et nous, fermons-nous la porte sur nos problèmes, détournons-nous nos regards de nos situations difficiles et insurmontables pour aller à la rencontre de notre Père et chercher son secours, sa présence ? Nous avons accès auprès du Père en tout temps et en toute circonstance 24h/24, 7 jours sur 7.
Elle s’empresse de partir et rien ne l’arrête sur son chemin, pas même la distance. Quand elle finit par apercevoir le serviteur d’Elisée qui vient à sa rencontre pour s’enquérir des nouvelles, si tout allait bien, elle ne lui révèle rien, lui dit que tout va bien mais insiste pour voir le prophète absolument. Une fois arrivée devant lui, elle lui fait part de sa tristesse, de la mort de son enfant.
La foi de la sunamite porte ses fruits
Le prophète envoie en hâte son serviteur voir l’enfant couché sur le lit et mettre le bâton sur le visage de l’enfant, mais rien ne se passe. Le prophète se rendit avec la mère voir l’enfant sans vie, monta dans la chambre, ferma la porte derrière eux et pria l’Eternel. il mit son corps contre le corps de l’enfant, il prit de sa vie pour mettre sa vie dans l’enfant, comme Jésus nous a donné sa vie. L’enfant reprit vie, il ressuscita. (versets 32 à 37) Gloire à Dieu !!!
Qui ne passe pas par des moments difficiles, des moments de crise, je veux nous encourager à garder les yeux fixés sur Dieu qui est notre secours, notre forteresse. Avec lui nous avons rien à craindre quand l’orage gronde car il fait taire la tempête. Gardons foi en les promesses de Dieu, de guérison de restauration. Et pourquoi pas apprendre aussi à dire tout va bien quand tout va mal puisque notre regard est tourné vers Christ.
La prière, un lieu pour évacuer nos émotions et non pour les cacher
Stève RIVIERE
Pourquoi on n’ose pas apporter à Dieu notre plainte, notre détresse, nos cris d’angoisse ?
Est-il insensible à ce que nous pouvons éprouver ?
Pourquoi il nous est difficile de nous épancher devant notre Père, lui faire part de nos émotions par lesquelles nous passons (la colère, la tristesse). Un enfant ne va-t-il pas vers sa mère ou son père quand il est inquiet, angoissé, ne va-t-il pas pas se plaindre, pleurer auprès de ses parents jusqu’à ce qu’il soit entendu, et qu’il trouve réponse ou qu’il soit rassuré ?
Notre Dieu entend nos cris, nos plaintes, notre détresse comme un père entend les cris de ses enfants, il ne nous repousse pas, il ne peut y rester insensible.
Psaumes 86.7 : Je fais appel à toi Seigneur lorsque je suis dans la détresse car tu m’exauces
Je vais vous faire une confidence, ces dernières semaines ont été pour moi compliquées, éprouvantes, chargées en émotion, un mélange d’anxiété de confusion. Mes pensées étaient tel un champ de bataille, essayant de me débattre, en pensant que seule j’y arriverai. Aucun résultat, bien sûr, j’ai même fini par faire des insomnies, des cauchemars.
A force de m’épuiser à batailler, j’ai décidé de prendre rdv avec mon Père céleste et de lui parler franchement de ce qui me tracassait, de mes angoisses, de mes incompréhensions, de mes angoisses.
Retour à la source inépuisable, toujours disponible en tout temps, même en temps de tempête. Elle désaltère, elle rafraîchit et renouvelle mon corps, mon âme, mes pensées et mon esprit.
Dans ce rendez-vous, ce cœur à cœur avec mon Père, j’ai crié à lui comme je pouvais, j’ai pleuré toute les larmes que j’avais, je lui ai parlé comme si il était physiquement en face de moi, comme à un ami, un confident. Je lui ai exposé mes plaintes, mes angoisses, mes pourquoi, mes comment etc…
Je ne pense pas être la seule à vivre de tels moments. peut être que toi qui me lit en ce moment, tu traverses la même chose. Il n’est pas interdit de dire à notre Père, que nous sommes fatigués, à bout, sans force, abattus, découragés, en colère, triste, de lui apporter tout simplement nos cris, nos plaintes, nos peurs.
David a vécu des tels moments difficiles, des périodes de persécution lorsqu’il fuyait le roi Saûl qui voulait le tuer. David a crié à Dieu, l’a imploré, il a exposé son découragement, son désarroi, qu’il était à bout de force, abattu. (psaumes 142 et 143)
David a fait appel à Dieu qui est tout puissant. Il sait que seul il ne pouvait pas sortir de sa détresse, alors il se tourne vers le Seigneur et met sa confiance en lui. Il est son refuge, sa haute retraite, son sûr abri et sa délivrance.
Psaumes 142 -6 et 7 : Je crie vers toi Seigneur, je te dis c’est toi qui est mon abri, mon trésor sur cette terre des vivants. Sois attentif à ma plainte car me voilà à bout de force. Délivre moi de mes persécuteurs, ils sont trop forts pour moi.
Je voudrai te dire que l’on peut se trouver au cœur de la tempête, dans un désarroi, ballotté par nos peurs, nos angoisses, mais nous avons un Dieu merveilleux, un Père qui entend le cri de ses enfants et qui vient à leur secours. Ne reste pas seul dans ta tempête, n’essaie pas de te débattre par toi même mais fais appel à lui, crie lui ta détresse, apporte lui ta plainte, tes interrogations, tes incompréhensions. il est un abri, un refuge certain où tu es en sécurité.
Va auprès du Père autant de fois que tu as besoin pour lui confier ta plainte, ta détresse. il ne te rejettera pas bien au contraire il t’accueillera dans ses bras d’amour pour te consoler, te restaurer, te donner les forces dont tu as besoin. Peut-être que tu as du mal à te confier à un ami, une amie, ton père ou ta mère mais tu peux aller à la montagne de Dieu d’où viendra son secours. Il ne manque jamais dans la détresse.
Psaumes 50-15 : Invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu me glorifieras
Je t’encourage à persévérer à garder les yeux fixés sur celui qui nous secourt de toutes nos détresses.
Ceux qui se confient en l’Eternel sont comme la montagne de Sion : elle ne chancelle point. Elle est affermie pour toujours.